Nous distinguons trois types de troubles : moteurs, cognitifs et psychiatriques.
Au début de la maladie, la personne peut ressentir une certaine agitation motrice, une maladresse. Il existe deux sortes de troubles moteurs : 1) l’apparition de mouvements involontaires désignés sous le terme de chorée et 2) l’altération des mouvements volontaires. Il en résulte une perte de dextérité manuelle, de coordination, d’équilibre, d’élocution ainsi que des problèmes de déglutition. Tout cela associée à un ralentissement psychomoteur.
La chorée et les pertes des mouvements volontaires s’accentuent avec le temps. Toutefois, la chorée peut faire place à plus de rigidité au stade avancé. L’ensemble limite les capacités fonctionnelles de la personne atteinte, l’empêchant d’assumer ses activités de la vie quotidienne, son travail et l’amène progressivement à une incapacité totale.
La MH se manifeste par un ralentissement des processus mentaux. La personne devient routinière dans l’exécution des tâches de tous les jours. Les fonctions exécutives telles l’organisation, la régulation, la perception sont affectées. L’ensemble se traduit par des difficultés de rendement, de jugement, de communication, de prise de décisions, d’attention. Également, on peut remarquer une perte de contrôle des liens émotifs, des impulsions, l’apparition de persévérations ou fixations.
La personne atteinte adhère à une routine qui devient pour elle le seul moyen de faire face au quotidien. Les troubles cognitifs contribuent énormément à l’invalidité de la personne atteinte et constituent un défi quotidien pour les proches.
Les principaux troubles sont la dépression, le repli sur soi, les sautes d’humeurs brusques, l’irritabilité, et moins fréquemment les symptômes paranoïdes, les hallucinations. La personne atteinte peut présenter des troubles du comportement caractérisés par des changements d’humeur, de personnalité et des symptômes moins définis tels que la déshinibition, l’apathie, l’anxiété, le déni.
Il y a beaucoup de variabilité individuelle. Chaque personne possède une histoire et une vie qui est unique, il n’existe pas de patron cristallisé d’évolution de la maladie.